Les partenaires sociaux sont consultés sur les décrets d’application de la loi de juillet 2011, relative à la réforme de la médecine du travail.
La CFE-CGC a été reçue jeudi 29 septembre pour ce qui a été un entretien de façade ! Le cabinet du ministre a présenté chacune des activités des services de médecine du travail comme autant de chantres de l’employeur !
La conception du dialogue social de notre gouvernement s’illustre de manière brillante : ce que le MEDEF n’a pas pu obtenir par la négociation, le gouvernement va le lui servir sur le plateau des décrets d’application.
Éric Woerth, ancien ministre du Travail, voulait mettre les médecins sous l’autorité des employeurs. Il n’a pas réussi dans le cadre de sa loi mais les décrets proposés aujourd’hui aboutiront au même résultat : disparition de la prise en charge nominative des salariés et des entreprises, effectifs extensibles à l’infini, situations impossibles à gérer telle que la responsabilité des personnels techniques livrés à eux-mêmes sans consignes.
L’employeur est un peu considéré aujourd’hui comme un automobiliste qui ne respecte pas les limitations de vitesse. Face à ce constat, l’autorité nous informe qu’elle va relever les limitations de manière à ne pas pénaliser ceux qui sont en infraction…
LES DELEGUES CFE CGC VOUS INFORMENT QUE :
La prochaine réunion concernant
LE BILAN SUR L' ACCORD SENIORS
se tiendra le
JEUDI 29 SEPTEMBRE 2011 à 10h00
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Cet avenant prévoit une augmentation des salaires minima de 40 euros pour les employés, et de 2,3% pour les Agents de Maîtrise et les Cadres. Il concerne les salariés des entreprises relevant de la Convention Collective des Services de l'Automobile et entrera en application au 1er janvier 2012 après extension.
la CFE-CGC a signé l'avenant 61 à la Convention Collective Nationale relatif aux salaires minima.
Avenant-61-du-05-07-2011-salaires-minima-2012
Le président et la secrétaire générale ont rencontrés ce matin , le premier Ministre
à propos des mesures de réduction du déficit annoncées le 24 aout.
Ce plan ne permet pas d’identifier clairement un projet politique. Les mesures ne donnent pas le sentiment d’un gouvernement qui agit mais qui réagit !
Nous avons besoin d’un projet politique ou l’égalité et le travail redeviennent des valeurs fortes.
C’est pourquoi : la CFE-CGC souhaite une remise à plat du système fiscal afin de respecter un principe fondamental, celui de l’égalité des citoyens et des entreprises devant l’impôt.
La classe moyenne, que nous représentons, peut être imposée jusqu’à 25% alors que d’autres par le biais d’une optimisation fiscale sont imposés à 5%. Ce n’est plus tolérable.
Sans opposer les petites, moyennes et grandes entreprises, nous voyons bien que la taxation des TPE et des PME est
disproportionnée par rapport aux grands groupes du CAC40. Il est là aussi indispensable pour notre organisation de réintroduire de l’équité afin de dynamiser notre tissu économique et ainsi
retrouver le chemin d’une plus forte croissance.
Nous avons également demandé au premier Ministre de revenir à une gestion de bon père de famille et aux fondamentaux de la finance. Il s’agit pour nous de taxer fortement les mouvements purement
spéculatifs pour redonner à la finance sa fonction naturelle, à savoir financer l’économie réelle, les entreprises et par conséquent l’emploi.
Dans le cadre de la présidence française du G20, nous avons porté la mise en place d’une Europe sociale et fiscale afin d’endiguer tous les phénomènes de délocalisation, de perte d’emplois et de
dumping social.
A ce stade nous avons rappelé au premier Ministre qu’étant dans une phase de concertation et de propositions pour des mesures favorisant la croissance et l’emploi, nous n’étions pas dans
l’intersyndicale, ni dans les manifestations annoncées pour début octobre.